LA VIVE ! LES DENTS DE LA MER




Mèfi ! renfrognée et craintive, elle ne manque pas de piquants. Si on s’approche trop trop près, elle nous le fera savoir !
Ce petit poisson, malgré ses « Macros zooms photographiques » qui pourraient tromper, n’a pas de dents dangereuses pour l’homme. Sa réputation redoutable vient des piqûres douloureuses qu’il inflige, faisant de lui une menace pour les baigneurs. Sur les côtes provençales, on rencontre surtout les « Vives vipères », notamment deux espèces :
- La Petite Vive Echiichthys vipera : Mesurant entre 12 et 18 cm, elle se trouve souvent sur les plages du Prado, dans très peu d’eau, où quelques rares piqûres ont été signalées.
- La Grande Vive Trachinus draco : Plus imposante, atteignant 40 cm, elle vit plus au large et à plus de profondeur, donc rarement près des baigneurs. Les pêcheurs, souvent imprudents, se blessent gravement en la saisissant à mains nues, car ses épines dorsales pénètrent profondément, nécessitant parfois une hospitalisation.
La chair de la vive, fine et délicate, reste dangereuse même morte. Les cuisiniers doivent la manipuler avec des gants épais et couper les épines avec des ciseaux. Ce poisson constitue souvent un ingrédient clé d’une bonne bouillabaisse. La vive se nourrit de petits crustacés et de larves de poissons dans le sable. Ses piquants la protègent des prédateurs : lorsqu’un poisson plus gros l’attrape, elle dresse sa nageoire dorsale pour piquer, ce qui lui permet de s’échapper.
Même morte, le poisson reste dangereux , coupez les épines avec des ciseaux. Ce poisson est souvent un des ingrédients d’une bonne bouillabaisse. La vive se nourrit des petits crustacés et des larves de poissons qu’elle peut trouver dans le sable. Ses piquants ne sont qu’une protection contre ses prédateurs : si elle est happée par un poisson plus gros, il lui suffit de dresser sa nageoire dorsale pour piquer la gueule du prédateur qui s’ouvre alors en réaction, offrant à la vive une possibilité de fuite. En cas de piqûre par une vive :
Si la douleur est supportable, allez au poste de secours. Sinon, faites prévenir les sauveteurs présents, qui pourront vous apporter les premiers soins. Le venin de la vive est thermolabile, cela signifie qu’il diminue d’intensité avec la chaleur., Si vous le pouvez rentrez chez vous, plongez le membre piqué dans une bassine d’eau très chaude (aussi chaude que supportable : 40 °C maximum), pendant 30 minutes minimum, ou chauffez la zone à l’aide d’un sèche-cheveux.
Si la douleur est insupportable demandez à être transporté par les secours vers le Centre Antipoison le plus proche. Le Centre Antipoison de Marseille met en œuvre la technique du choc thermique : application d’une source de chaleur sur la piqûre pendant 2 minutes suivie de l’application de glace enveloppée dans un linge. Si vous avez la possibilité de faire la même chose, pensez qu’il ne faut jamais appliquer de la glace directement sur la peau car les risques de brûlures existent. Il pourra vous être administré un antidouleur mais aussi un antihistaminique si vous avez de fortes tendances allergiques.
